Programme de SES de première : les réseaux à la place de la structure sociale ?

Le futur programme de Sciences économiques et sociales pour la classe de première vient juste d'être publié : vous pouvez le consulter ici, et les enseignants ont juste au 16 juin pour y réagir, faire leur commentaire qui, peut-être, comme pour le programme de seconde, déboucheront sur des transformations plus ou moins importantes. Je livre ici quelques commentaires et remarques à chaud : les changements apportés sont loin d'être mineurs, et il me faudra sans doute quelques jours pour les digérer. Pour l'instant, je suis plutôt mi-figue, mi-raisin.

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You say you want a revolution, Well you know...

Par le biais du blog Naked Capitalism, j'apprends que l'historien Simon Schama prédit la révolution en Europe et aux Etats-Unis si les coûts de la crise ne sont pas justement répartis entre les différents groupes sociaux. Yves Smith lui emboîte le pas, soulignant que les fortes inégalités et le "délitement du lien social" aux Etats-Unis promettent aussi leur lot de révoltes. Dans le cas de la France, il y a de bonnes raisons de penser que ce n'est pas une révolution qu'il faut attendre, mais quelque chose d'encore moins réjouissant, et qui rend encore plus pressant d'écouter Schama.

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La peur sur la ville

C'est l'histoire d'une folle nuit, d'une fête qui tourne mal, une histoire de débauche et de violence. C'est aussi, selon Jean-Pierre Le Goff, l'histoire de "l'érosion du vivre-ensemble", d'une jeunesse qui n'a plus "de limites à ne pas dépasser" à "intérioriser", et qui se révolte contre le "culte de la performance" en se "défoulant". C'est aussi l'histoire d'un "happening post-moderne", sans que l'on sache jamais ce que ce mot veut vraiment dire, si ce n'est les références absurdes auxquelles il renvoie. C'est bien plutôt l'histoire d'une peur ancienne. La voici.

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Crise, mondialisations et Etats : réflexions éparses à partir de Saskia Sassen

Avec l'enchaînement des crises, il se trouve bien sûr quelques voix pour mettre la mondialisation à la question : elle serait soit la cause, soit l'une des victimes des tumultes actuels. Dans les deux cas, c'est toujours la question d'une gouvernance mondiale qui est posée. Il y a cependant un problème : la nature exacte de la mondialisation n'est jamais précisé. Pourtant, les crises économiques récentes ne se sont pas déployées dans la même mondialisation. Et ce n'est pas sans conséquence sur les réponses que l'on peut y apporter.

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