Qu'est-ce que le social ?

Dans ma dernière note de défense des sciences économiques et sociales, je soulignais que beaucoup des critiques qui leur sont adressées se trompent sur la signification du mot "économie". Le terme social est également au centre de beaucoup de confusions. Quelques précisions rapides sur la façon dont il doit être pris dans ce débat.


Le terme "social" est profondément polysémique. Il peut désigner un ensemble de problèmes : les "problèmes sociaux" ou la "question sociale", et que l'on retrouve dans des expressions comme le "travail social" (qui désigne la prise en charge des problèmes sociaux), "politique sociale" ou "le social". Il faut en revenir au XIXe siècle pour cette dernière expression : elle désigne alors le problème que pose l'existence d'une classe ouvrière paupérisée, potentiellement "dangereuse". Il est vrai que des sociologues, ou certains précurseurs, vont se pencher sur cette question : Frédéric Leplay mènera quelques une des premières "enquêtes sociales" en France, l'interrogation sur l'intégration et le lien social d'Emile Durkheim vient également de là. Pour autant, la sociologie ne peut s'assimiler à l'étude de ces problèmes. Pour le sociologue, il s'agit de comprendre le fonctionnement de la société, et non spécifiquement ses dysfonctionnement. Ainsi, Emile Durkheim s'intéresse d'abord à comment la société assure l'intégration de ses membres, à ce qui est "normal". La question de la "pathologie" sociale, pour reprendre ses termes, ne vient qu'après. Ce qui est véritablement mystérieux, quand on prend la peine d'y penser, ce n'est pas le crime - "problème social" - mais le respect de la loi - problème sociologique. En conséquence, social ne doit pas être retenu dans ce sens.

Deuxième sens du mot social : celui qui désigne plutôt une tendance ou un positionnement politique, du mouvement social, nécessairement contestataire, au socialisme, et aux partis politiques afférents. Là encore, cela n'entretient aucune affinité particulière avec le social de sociologie. Pour s'en convaincre, il suffit de rappeler qu'il existe de grands sociologues de droite ou libéraux (au sens français), à commencer par Raymond Boudon ou Michel Crozier. De même de l'autre côté de l'Atlantique, où un chercheur aussi important - du point de vue historique - que Talcott Parsons ne fut pas spécialement un révolutionnaire. Il y a évidemment des sociologues dont la sensibilité politique est plutôt située à gauche - puisque c'est ce qui inquiète généralement les critiques des SES - mais on pourrait en dire de même des économistes ou de n'importe quel autre discipline scientifique, y compris dans les sciences de la nature. Mais les analyses menées qui font le propre de la sociologie n'ont pas de liens particuliers avec une tendance politique ou une autre. Là encore, ce sens du mot social n'est pas celui que l'on trouve dans l'expression "sciences économiques et sociales".

Quel sens en retenir alors lorsqu'il est question de sociologie ? Le plus simple est de laisser la parole à celui dont la relecture suscité l'écriture de cette note :

Le sens de l'adjectif "social" doit de même être précisé pour un usage sociologique. Dans la langue commune, il peut renvoyer, là encore, à différentes réalités : le caractère informel d'une réunion, une attitude altruiste ou, plus généralement, tout ce qui dérive du contact avec d'autres personnes. Le sociologue aura un emploi plus étroit et plus précis du terme pour qualifier une interaction, une interrelation, une relation mutuelle. Ainsi, si deux passants bavardant au coin d'une rue ne forment pas une "société", ce qui se passe entre eux est certainement "social". La "société" consiste en un ensemble de tels évènements "sociaux". Pour donner une définition exacte de "social", il est difficile de faire mieux que Max Weber qui définit comme "sociale" la situation où les individus orientent leur action les uns envers les autres. Le réseau de significations, d'attentes et de comportements qui résulte de cette orientation mutuelle constitue précisément le matériau de l'analyse sociologique.

Merci. M. Peter L. Berger (Invitation à la sociologie, Coll. Grand Repère, La découverte, 2006 (1963), p. 60-61). Rien de tout cela n'est de nature à corrompre notre belle jeunesse. Si les confusions sémantiques pouvaient être évitées en la matière, ce serait un énorme pas en avant.

22 commentaires:

Marcel a dit…

La sociologue française est, tout de même, largement marquée par Bourdieu, qu'on ne peut en aucun cas ne pas considérer comme politiquement impliqué.

Lorsqu'on lit du Mucchielli, par exemple, on tombe très -trop- vite sur des parti-pris (exemple récent : http://riesling.free.fr/20080526.html )

Si le sociologue est censé être un scientifique, et donc ne pas dans son travail s'encombrer d'oeillères (même s'il est évident que les choix des sujets d'études ne sont pas innocents), la sociologue est objet d'affection de nombreux contestataires qui peuvent que tous les problèmes sociaux ont avant tout une explication sociale, et en aucun cas individuelle.

Guillaume a dit…

On peut en fait trouver pas mal de définition du "social" chez les sociologues, ce qui ne va pas sans une certaine volonté d'assimiler le "social" à sa propre vision de ce que doit etre l'objet de la sociologie. On retrouve par exemple ceci dans la distinction faite par Latour entre le social n°1, le social n°2 ou le social n°3. Ou chez d'autres, entre les différentes façon de se représenter la réalité sociale (on retrouve souvent l'opposition classique entre holisme et individualisme).
Enfin, je suis pas pleinement d'accord avec P. Berger (en toute modestie), surtout sur l'idée d'orientation, qui laisse supposer un choix, avec une conscience assez fine des conséquences attendu de l'acte. De plus, comme le préconise Latour, la prise en compte des non-humains est fondamental dans l'analyse sociologique. Dès lors, tout est social (enfin, tout ce qui touche l'homme), non dans la mesure où tout serait déterminé socialement, mais où tout phénomène est pris dans un ensemble de contraintes sociales qui ont permis sa réalisation.

Denis Colombi a dit…

@ Marcel : Oui, il y a des sociologues qui ont des avis politiques, et qui souhaitent les exprimer et les défendre dans l'espace public. Boudon et surtout Crozier, que j'ai cité, ne se sont pas gênés pour le faire, depuis l'autre bord.

Et alors ? Il n'est pas question ici des sociologues, mais de la sociologie. Je me suis efforcé de montrer, dans les notes précédentes, qu'une analyse sociologique (ou scientifique) n'enfermait jamais l'action politique. Les prises de partis, y compris celles de Bourdieu, ne découlent jamais directement des analyses.

Votre dernier paragraphe opère une confusion courante sur la sociologie : une explication sociale n'est pas contradictoire avec la responsabilité individuelle. Ce sont deux ordres différents : celui de l'explication scientifique et celui du jugement philosophique.

@ Guillaume : j'avais pensé rédiger une note plus longue sur ce thème, en évoquant notamment Latour. Mais la tâche s'est révélée trop complexe... Il me faudra encore potasser "Changer de société" quelques temps...

Markss a dit…

Pour Latour, voir ceci :
http://www.nonfiction.fr/article-150-bruno_latour_refait__de_la_sociologie.htm
(je ne suis pas très neutre vu que je connais bien l'auteur de la note et le site de publication, mais il me semble qu'il s'agit d'une bonne manière de présenter le "social" dans Changer de société)

Guillaume a dit…

@Denis: J'avais bien conscience que c'est un boulot assez lourd, mais ma remarque visait surtout à ouvrir le cadre de la réflexion.

@Marcel: Vous semblez avoir pas mal d'a priori sur Bourdieu et la sociologie française.
Oui, Bourdieu a été un intellectuel engagé, et oui il a marqué le paysage sociologique française. Mais, attention de ne pas tout confondre. Bourdieu est loin d'être la référence indépassable aujourd'hui. Il n'y a plus guère qu'au CSE (Centre de sociologie européenne, l'ancien labo de Bourdieu) où il reste d'authentiques bourdieusien. En effet, la vague du retour de l'acteur a conduit à rejeter assez frontalement la sociologie de Bourdieu, et à un autre niveau, y a qu'à lire Latour, pour voir tout le bien qu'il pense de Bourdieu.
Ensuite, on a souvent une image de Bourdieu engagé avec l'extrême-gauche. En fait, ce Bourdieu apparait surtout avec la Misère du monde et les grèves de 1995. Lisez les véritables travaux scientifiques de Bourdieu est vous découvrirez quelqu'un de radicalement différent.
Enfin, pour répondre à la réponse de Denis. Si justement les prises de partis découlent des analyses (heureusement d'ailleurs, sinon la sociologie ne vaudrait pas une heure de peine!!). Mais c'est l'inverse qui est faux: les analyses ne découlent pas des partis pris.

Denis Colombi a dit…

@ Guillaume : je pense que je ne me suis pas très bien exprimé dans le premier commentaire. Ce que je voulais dire, c'est qu'à partir d'une même analyse scientifique, on peut arriver à des prises de partis différentes en fonction des valeurs que l'on se donne. C'est pour cela que le lien n'est jamais "direct".

En tout cas, merci à vous, et à Markss, de m'encourager à parler dès que possible de Latour. Ses travaux m'intéressent au plus haut point.

prince2phore a dit…

et bien je ne suis pas sociologue et j'ai découvert votre blog par hasard mais c'est Bourdieu qui m'a incité à m'intéresser à ce sujet.
de ce que j'en ai lu pour le moment (pas beaucoup, méditations pascaliennes, sur le journalisme, la domination masculine et qq autres) je trouve tout de même ses travaux difficilement dépassables encore à l'heure actuelle. à mettre à jour et à approfondir pourquoi pas, mais bon je vais peut-être me pencher sur Latour s'il fournit une critique fondée de la pensée de Bourdieu. Personnellement touts les critiques que j'ai lu/vu/entendu jusqu'à présent m'ont semblé bien mauvaises...

merci encore pour votre blog en tous cas, clair et accessible même à des néophytes comme moi (je suis ingénieur en informatique de formation).

Denis Colombi a dit…

@prince2phore : l'un des meilleurs critiques de Bourdieu est à mon avis Bernard Lahire, qui poursuit le même projet d'une sociologie dispositionnaliste tout en ayant su prendre ses distances par rapport au maître.

Anonyme a dit…

"Le terme "social" est profondément polysémique."

Pas seulement polysémique.

Un mot "fouine" qui vide une expression où il figure d'un contenu intelligible, tout en lui laissant une apparence extérieure intacte, comme la fouine vide un oeuf.

Voir le chapitre 7 de "La Présomption Fatale" de Hayek pour un développement et de multiples exemples.

Denis Colombi a dit…

@ Anonyme : J'avoue ne pas connaître le texte d'Hayek que vous indiquez, j'ai donc un peu de mal à saisir la portée de votre propos. Mais il me semble que vous êtes bien dur avec le terme social : lorsqu'il est utilisé avec mesure et en connaissance de cause, il ne pose pas de problème. Je ne pense pas que l'expression "sciences sociales" soit vide de sens, pour ceux qui les pratiquent au moins.

Anonyme a dit…

C'est un texte pas très long qui mérite le détour - tout le livre aussi.

Une illustration du problème du mot "social" est l'usage de plus en plus répandu du mot "sociétal."

Denis Colombi a dit…

En même temps, "sociétal" est surtout du jargon de journalistes. Est-il pertinent de tirer des interprétations générales des modes linguistiques ?

Guillaume a dit…

@prince2phore: Tout à fait d'accord avec Denis, pour une approche critique de Bourdieu, commencé avec Lahire, notamment "Le travail sociologique de Pierre Bourdieu. Dettes et critiques", qui à l'avantage de ne pas rejeter a priori la sociologie de Bourdieu (ce qui est très à la mode, d'une part car le maître est mort donc bon à bruler, et d'autre part parce que le retour de l'acteur en sociologie s'est fait avec une critique sévère de toutes les formes de holisme).

Anonyme a dit…

Denis


"sociétal"

Une petite recherche sur Google te montrera que si le mot en français est un emprunt à l'anglais - ou à l'américain -, son origine dans ces pays correspond à un besoin de disposer dans des discussions d'un qualificatif doté d'une précision que l'usage passe partout de "social" lui a fait perdre alors qu'elle existait autrefois dans cet emploi.

Ce qui nous ramène au caractère "fouine " de "social" tel qu'il est employé aujourd'hui.

Tu as donc raison de préciser le sens du mot social quand tu l'emploies, ce qui n'est malheureusement pas le cas dans la pratique courante.

Denis Colombi a dit…

@ Anonyme : proposer un googlefight pour soutenir votre propos, ce n'est pas très élaboré :)

Blague à part, si vous avez des sources sérieuses ou des preuves solides sur l'utilisation de ces deux mots, je suis preneur.

Sinon, ce qui me semble problématique dans l'idée de "mot fouine", c'est qu'elle suggère que le mot est par essence problématique. Or il ne l'est pas pour tous : seulement pour ceux qui en ignorent le sens et l'utilisent de façon erronée.

Par ailleurs, si vous souhaitez poursuivre la discussion, vous serez-t-il possible de vous identifier plus précisément ? J'aime bien savoir avec qui je trolle.

Marcel a dit…

Guillaume,

Quels sont les « véritables travaux scientifiques de Bourdieu » ?
Faut-il donc se farcir tout Bourdieu pour, par exemple, sourire de sa description de l'enseignement français qui serait le fruit des élites, alors qu'il est largement le fruit de sympathisants bourdieusiens à divers degrés ?



Denis,

Vous écrivez que mon « dernier paragraphe opère une confusion courante sur la sociologie : une explication sociale n'est pas contradictoire avec la responsabilité individuelle. Ce sont deux ordres différents : celui de l'explication scientifique et celui du jugement philosophique ».

Pourquoi la notion de responsabilité individuelle serait-elle proprement philosophique et ne serait pas partie de l'explication scientifique ?
Cette notion est pourtant une construction sociale, à ce titre elle participe au contexte social et doit donc être prise en compte dans vos explications sociales - explications scientifiques.

Les phénomènes délinquants, par exemple, s'expliquent par des conditions sociales : apologie du luxe/superflu, dimension ludique de la délinquance, précarité économique, facilité délinquante matérielle, facilité délinquante morale induite par une notion de responsabilité individuelle alambiquée.

Denis Colombi a dit…

@ Marcel :

L'enseignement français le fruit de sympathisants bourdieusiens ? D'une part, cela ne pouvait être vrai à l'époque où Bourdieu écrivait - je ne vois donc aucune raison de sourire... - et d'autre part, c'est on ne peut plus faux. Ce que la plupart des enseignants qui citent Bourdieu ont retenu de lui, c'est qu'il y a des inégalités face à l'école. Mais l'explication du phénomène s'est complétement perdu. Les enseignants français sont très très mal formé aux sciences sociales et n'en connaissent en général pas grand chose. Et c'est un important problème.

En parlant de responsabilité individuelle, je faisais référence à votre premier message où vous parliez de "causes individuelles" de la délinquance. Votre message suggéré que "l'explication sociale" dédouanne l'individu. Je vous précisais alors que c'était une autre question.

Guillaume a dit…

@Marcel
Ce que j'entends par « véritables travaux scientifiques de Bourdieu », sont les travaux qu'il a fait lorsqu'il était encore très proche de la vision du sociologue défini dans "Le métier de sociologue".
Et j'espère que vous n'avez pas lu Bourdieu, parce qu'il n'y a pas vraiment de quoi sourire à sa description du système d'enseignement français, dont certaines analyses conservent toutes leur pertinence aujourd'hui, surtout si l'on compare Grandes Ecoles et Universités.
Quant aux prétendus bourdieusiens qui peuplent notre système éducatif, soit ils se font tout petit par rapport à ceux qui font le plus l'ecole, soit ils n'ont pas compris (ou meme tout simplement lu) Bourdieu.

Anonyme a dit…

Salut Denis,

re : social, sociétal, google

voir Wikipedia societal, social, en anglais.
quelques articles au hasard avec usage respectivement des mots societal et social, en anglais.
Il n'y a pas de mal à aller surfer avec google pour s'instruire. Le gus qui a démontré le dernier théorème de Fermat, et c'est pas rien, a dit qu'il l'a fait pour ce travail.

et lire le chapitre 8 (court) de Hayek, La Présomption Fatale, qui doit bien se trouver dans toute bibliothèque universitaire qui se respecte

re : mon CV, mon pedigree, à qui tu as affaire.

Tu t'en fous.
On échange des idées, des arguments. C'est pertinent ou non.
Tu n'es point homme à prendre en compte des arguments d'autorité ou de désautorité.
Tu utilises ton bon sens critique.
Attention : critique. Bon sens critique.
Le bon sens commun contient une grande part d'idées reçues, de préjugés, d'habitudes, d'émotions, qui ne sont plus examinées ni discutées, à tort.
Si tu appliques le bon sens critique à l'examen du bon sens commun des professionnels de l'économie tu seras surpris.

A+

Denis Colombi a dit…

re : social, societal, etc.

Simple question d'honnêteté intellectuelle : la charge de la preuve revient à celui qui avance une proposition. Il n'y a pas de page "societal" sur le wikipedia anglais, juste un renvoi à société (et si on veut parler de la pertinence du concept de société, on va se marrer). La page "social" du même wikipedia ressemble étrangement à ma note : une utilisation scientifique essentielle, mais des difficultés du à la polysémie du terme.

Pour le reste, vous ne répondez pas à mon dernier commentaire : l'idée de "mot fouine" pose en soi problème, car elle "essentialise" un terme indépendamment de ses utilisations, forcément diverses et socialement (hé oui) différenciées.

re : le reste

Votre pédigree ou CV, effectivement, ce n'est pas le problème. Un nom me suffira : c'est tout de même plus agréable que de faire face à anonyme. En attendant, vu votre style et vos référence, vous recevrez le nom de "Benoit".

Anonyme a dit…

Salut Denis,

re : societal, social

Pour en terminer benoîtement sur le sujet

societal, wiki voir societal collapse plus dictionnary : pertaining to large groups, un seul sens, le sens originel de social à propos de groupes importants

social, weasel word : associé à un autre mot en tant que qualificatif le vide de son ou ses sens habituels principaux, l'ensemble ayant un sens nouveau, ambigu, dans le cas de social oscillant entre le factuel et le normatif. En France, poids du normatif dans la connotation ; social : bien, bon, désirable, à rechercher par une action collective, ...

A+

Denis Colombi a dit…

Cher Benoit,

Ceci est le dernier message anonyme que je valide. Si vous souhaitez aller plus, il faudra vous trouver un pseudonyme.

La page wiki de "societal collapse" n'est clairement pas sociologique (d'ailleurs, elle propose de se tourner vers "social disintegration" pour "a related concept in sociology"). Quant à la page "Weasel Word", elle ne contient pas le mot "social", pas plus que la page "social" ne contient le terme "weasel word".

Il n'est déjà pas bien sérieux de proposer des pages Wikipedia pour soutenir vos propos. Il l'est encore moins de proposer vos propres définitions comme cela vous chante.

Bref, vous affirmiez que le mot "social" était de plus en plus remplacé par "societal", au moins dans le monde anglo-saxon. Je n'en vois pas le moindre embryon de preuve... Quant à l'idée de "mot fouine", même émanent de Hayek, elle me semble toujours aussi fragile.

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